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Annuaire de l’Église Orthodoxe de France

(octobre 2013)

Format 15 x 21 cm - 88 pages

Présentation

Vous trouverez dans cet Annuaire :
- Une carte des lieux de culte orthodoxe en France (45 x 55 cm)
- La présentation de l'Assemblée des Évêques Orthodoxes de France.
- Les évêchés des différentes juridictions
- La liste des 220 lieux de culte, par départements et par juridictions.
- La liste des 300 prêtres et diacres et leurs coordonnées.
- Les monastères et les écoles de théologie.
- Les mouvements, les institutions et les médias.
- Les librairie et les ciergeries
- La liste des clercs aumôniers
- Les ateliers de chant liturgique et d’iconographie.

PRIX de l’Annuaire Orthodoxe: 6€ + 2€ de port

Chèque libellé à l’ordre de : ”Association monastère de Cantauque”

Commande et règlement à adresser au Père Samuel
Monastère de CANTAUQUE - 11250 Villebazy
Tél : 04 68 31 69 61
Courriel : cantauque@mitropolia.eu
Site-web : monastere-cantauque.com

Introduction à l'annuaire orthodoxe de France
2013/2014

Jusque dans les années 1994,
le Service Orthodoxe de Presse et
d’information (S O P), a édité un annuaire
qui fit l’objet de publications successives, sous
le titre « L’ÉGLISE ORTHODOXE EN FRANCE »
En mai 2010, nous avions repris ce premier travail, prolongé
sous une forme nouvelle, en tenant compte de l’accroissement et de la
diversification des communautés et institutions orthodoxes en France,
pour offrir un outil réunissant le maximum de renseignements pratiques.
En cette fin d’année 2013, il nous a semblé nécessaire de rééditer
cet annuaire, après un travail de mise à jour, sur ce qui constitue
l’Église Orthodoxe de notre pays : l’Assemblée des Évêques Orthodoxes
de France, les diocèses, les lieux de culte, les monastères, la liste des
membres du clergé avec leurs coordonnées, les aumôniers, les ateliers
d’icône ou de chant liturgique, les mouvements, les revues et les médias.
Tous ces éléments ont été rassemblés à partir de listes déjà établies
et fournies par les différentes juridictions orthodoxes de France
que nous remercions grandement. Nous aimerions remercier aussi,
ceux, nombreux, qui ont bien voulu nous aider dans le travail de
recherche nécessaire à cette entreprise. Malgré le soin apporté à
la collecte des informations, un tel ouvrage peut évidemment
comporter des lacunes ou des informations erronées.
Nous sollicitons d’avance l’indulgence des utilisateurs
et nous ne manquerons pas de tenir compte de
leurs suggestions et observations qui
pourraient nous être faites
pour une édition
ultérieure.

Ce document en PDF: Introduction à l'annuaire orthodoxe de France 2013/2014

 

L’Église orthodoxe en France aujourd'hui

L’Église Orthodoxe en France, s’est structurée à partir des différentes vagues d’émigration, provenant de pays majoritairement orthodoxes.

Ce sont principalement l’émigration russe dans les années 1920, et grecque après 1922, qui ont entraîné un afflux de fidèles nécessitant la création de paroisses et de diocèses.

Alors qu’à la fin du XIXe siècle, on estimait à 20 000 le nombre d’orthodoxes en France, ce nombre, en 1990, était évalué à 200 000.

Aujourd’hui, suite aux récents apports d’une immigration diversifiée, la France compterait de 400 000 à 500 000 baptisés orthodoxes. Ces nouveaux fidèles viennent de l’ancienne Union Soviétique, de Roumanie, des pays issus de l’ancienne Yougoslavie, et du Moyen-Orient. A ces fidèles d’origine étrangère s’en ajoute un nombre croissant d’origine française, ayant découvert la foi dans l’Église orthodoxe. L’origine nationale des fidèles explique qu’une bonne partie des paroisses utilisent, dans les célébrations, la langue liturgique de leurs « Églises-mères » : grec, slavon, roumain, serbe, géorgien, arabe.

Toutefois, le nombre de communautés utilisant le français dans la liturgie et la catéchèse est en croissance continue. C’est en 1927 à Paris, que fut créée la première paroisse de langue française : la paroisse de la Transfiguration et de Sainte Geneviève, confiée au père Lev Gillet. D’autres communautés suivirent, très minoritaires pendant longtemps. Depuis les années 1970, de nouvelles paroisses francophones ont vu le jour, non seulement à Paris, mais sur l’ensemble du territoire. Elles sont devenues majoritaires aujourd’hui, répondant aux besoins pastoraux de fidèles français, mais aussi des enfants et petits-enfants d’immigrés, de plus en plus intégrés à la société française.

On compte en France environ 240 paroisses, une bonne vingtaine de communautés monastiques, deux écoles de théologie, des organisations comme la Fraternité Orthodoxe, et de nombreux mouvements de jeunesse.

Les prêtres et les diacres, au nombre d’environ 300, sont en majorité mariés et exercent le plus souvent une activité professionnelle.

Pour des raisons historiques, les paroisses se regroupent en diocèses, constitués à l'origine selon des critères ethniques et dépendant de patriarcats situés en Europe Orientale ou au Moyen-Orient.

Pour institutionnaliser les relations des diocèses ayant juridiction en France, un Comité Interépiscopal orthodoxe fut créé en 1967, dont l’une des missions était de permettre aux juridictions canoniques d’adopter des positions communes dans les relations oecuméniques.

En 1997, lui a succédé l'Assemblée des Évêques Orthodoxes de France (A.E.O.F), instance de concertation entre évêques. Pour les problèmes communs, elle assume le rôle de porte-parole de l’épiscopat orthodoxe en France.

A cette date sont membres de « l'Assemblée des Évêques Orthodoxes de France » : Le métropolite Emmanuel, l'archevêque N., de l’Exarchat Russe, non encore élu à la parution de cet annuaire - oct. 2013, (tous deux dépendant du patriarcat de Constantinople) ; l’évêque vicaire Ignace du patriarcat d'Antioche ; l'archevêque Nestor du patriarcat de Moscou ; l'évêque Luka du patriarcat de Serbie ; le métropolite Joseph et l’évêque vicaire Marc du patriarcat de Roumanie ; l'archevêque Michel de l'église Russe hors frontières-patriarcat de Moscou et enfin, le métropolite Abraham du patriarcat de Géorgie.

Les communautés ressortissant des Églises de Bulgarie et d'Ukraine dépendent d'évêques résidant à l'étranger.

Chaque laïc orthodoxe, s’il veut être authentiquement orthodoxe, est censé être rattaché à l’une des paroisses ou communautés dépendant de l’un des membres de « l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France », eux-mêmes membres du synode de leur patriarcat respectif.



On doit signaler qu’existe en France une marge non-canonique comportant des groupes plus ou moins importants, ne dépendant aucunement d’un patriarcat orthodoxe.

A ce sujet, l'Assemblée des Évêques Orthodoxes de France met en garde contre l’utilisation abusive du nom d’Église Orthodoxe : « L’ecclésiologie orthodoxe est une ecclésiologie de communion qui se manifeste dans l’unité de la foi et du calice, attestée par la succession apostolique et la conciliarité des évêques. Concernant la France, les Églises orthodoxes canoniques sont représentées par tous les évêques qui sont membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France. Elle seule est habilitée à manifester l’unité et la canonicité de l’Église orthodoxe dans ce pays. En conséquence, toute personne se prétendant « évêque orthodoxe » sans être en communion avec ladite Assemblée ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe en France. L'Assemblée des Évêques Orthodoxes en France tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise et déclare que la responsabilité de l’Église orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou les déclarations de toute personne ou de tout groupe n’étant pas en communion avec elle ».

C’est seulement par son appartenance à une communauté sous la juridiction d’un évêque canonique que le fidèle participe à la plénitude de l’enseignement et de la vie de l’Église. Comme le dit l’archimandrite Placide Deseille, l’Église « demeure une, représentée par toutes les Églises locales, qui demeurent en communion entre elles et avec les grands patriarcats et centres de communion ecclésiastiques restés fidèles à la foi orthodoxe. C’est pourquoi nous devons tenir à cette communion ecclésiastique comme à la prunelle de nos yeux, nous devons avoir la passion de cette unité dans l’Église ».

Ce document en PDF: L’Église orthodoxe en France aujourd'hui

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